04/11/2004

Bruxelles. Lu dans Le Soir :

Stib Mercredi, les négociations entre direction et syndicats se sont poursuivies en commission paritaire
La Stib en grève vendredi
04 novembre 2004 -

 

Une journée fertile en négociations. Mais le mot d'ordre de grève est maintenu. Les syndicats ne sont toujours pas sur la même longueur d'onde.

MARTINE DUPREZ

Vendredi risque d'être une nouvelle journée noire pour tous ceux qui devront circuler dans la capitale. Et pas seulement à cause de la tenue d'un nouveau sommet européen : les trois syndicats (CGSP, CCSP et CGSLB) de la Stib ont décidé de maintenir leur préavis de grève pour ce 5 novembre, nonobstant certaines avancées obtenues en commission paritaire ce mercredi. Rappelons que le personnel de la Stib réclame une amélioration des conditions de travail : un allongement des temps de parcours, l'engagement de chauffeurs de bus pour pallier le manque d'effectifs, des services coupés plus humains, un meilleur suivi des agressions...

La semaine dernière, le syndicat socialiste a quitté la table des négociations et a appelé à la rescousse le conciliateur social. Mardi soir, sans attendre le résultat de la réunion de la commission paritaire, convoquée pour ce mercredi, il a réuni son assemblée générale.

Celle-ci a décidé de maintenir le préavis de grève pour ce vendredi et a mandaté son représentant pour aller défendre de nouvelles revendications (voir ci-dessous) en commission paritaire.

Il nous faut une thérapie de choc, estimait Alex Vonck, le permanent de la CGSP. Jusqu'à présent, nous estimons les réponses de la direction insuffisantes. Le personnel n'a plus confiance dans la manière dont se déroulent les négociations. Son de cloche légèrement différent du côté des syndicats chrétien et libéral. Nous avons examiné le cahier de revendications des socialistes. Jusqu'où veulent-ils aller ?, s'interrogeait Jean-Pierre Naniot, permanent du syndicat chrétien (CCSP), mercredi avant la réunion de la commission paritaire. Si on va au bout de leur logique, on n'arrivera jamais à une solution.Quel est leur objectif ? Faire tomber des têtes ? Nous, nous voulons des résultats concrets. Pour sa part, Chris Dreesen, permanent du syndicat libéral (CGSLB) expliquait : Nous n'avons pas reçu les exigences de la CGSP. Nous analysons les réponses fournies par le patron. Il s'agit de résoudre les problèmes sur le terrain.

Mercredi à 14 heures, direction et syndicats se retrouvaient donc autour de la table pour la réunion de la commission paritaire présidée par le conciliateur social mandaté par le ministère de l'Emploi et du Travail. Les bases de la discussion ? Le texte remis jeudi soir aux syndicats par le directeur général Alain Flausch, répondant aux quinze revendications discutées avec la CCSP et la CGSLB. Je ne désespère pas de signer une convention sur ces quinze points, soulignait Alain Flausch.

A 16 h 30, les travaux ont été interrompus pour permettre aux permanents chrétien et libéral de se rendre aux assemblées générales convoquées à 17 heures. On en était seulement au point 5 des revendications.

Devant les réponses incomplètes, la base a décidé de maintenir le mot d'ordre de grève, annonçait en début de soirée Jean-Pierre Naniot (CCSP). Le syndicat libéral a, lui aussi, confirmé le mot d'ordre de grève pour ce vendredi. La surenchère de la CGSP ne semble pas étrangère au maintien de l'action... La commission paritaire se réunira une nouvelle fois ce lundi à 14 h 30. Mais, dès ce jeudi, deux réunions techniques (bus et tram) se pencheront sur les adaptations des temps de parcours, l'une des principales revendications. Alors, une grève pour rien ?


11:55 Écrit par Rutabaga vous invite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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